L’Antidoute


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Frédéric Dion c’est l’expert en survie d’Expédition Extrême. C’est là que j’ai réalisé son “existence”. C’est un “fou à lier”, aventurier et conférencier.


Ce qui m’a fait allumer = L’ANTIDOUTE. Ça m’a tellement accroché que je l’ai de tatoué sur mon avant-bras gauche.


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“Les plus grands obstacles à nos réalisations de demain sont nos doutes d’aujourd’hui.
L’art de diviser des objectifs en étapes simples pour qu’ils deviennent facilement réalisables. C’est une façon efficace de nous ancrer dans le présent et d’empêcher le doute d’envahir nos pensées. Elle nous ramène à l’essentiel de la vie : l’ici et maintenant.”





Ce qui est très intéressant, c’est de transposer ses trucs pour affronter ses peurs, ses doutes afin de réaliser ses plus grands objectifs et surtout même s’ils sont complètement fous. L’idée principale en survie et partout dans nos vies, c’est d’envisager l’instant présent avec les faits pour éviter le doute, la peur… émotions qui font que nous ne prenons pas les bonnes décisions dans les moments importants ou de survie.


Plusieurs vidéos sont disponibles sur le site d’Expédition extrême: l’antidoute, le kilomètre de plus, pouvoir d’investissement et logique VS peur. Des trucs qui se transposent facilement dans la vie de tous comme une belle aventure et un grand défi à relever.


Frédéric Dion propose des conférences, des livres (que j’ai lu en une soirée). C’est tout simplement inspirant.


D’ailleurs, je vais à la conférence qu’il donne ce 31 janvier à Trois-Rivières. Je vous en glisserai quelques mots à mon retour. À mon avis, ça sera un beau complément aux livres et aux outils.


Et vous,  quel sera votre plus grand défi ? Smile



Il était une fois… un pont !

*** Mise en contexte****

Nous sommes en 1970 . Avant d’être fusionnée, la Ville de Cap-de-la-Madeleine était autonome et arborait ses couleurs comme une grande.


Reliant le vieux Trois-Rivières (Downtown), le pont Duplessis qui défait la légende que Trois-Rivières a bien trois rivières: La Saint-Maurice est simplement divisée en trois par quelques îles dont l'île St-Quentin…


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Dans ce temps là, ma mère habite le Cap-de-la-Madeleine mais fréquente le Cégep de Trois-Rivières. Elle y rencontre ce qui deviendra mon parrain (Jean) et mon papa (Marcel).


Elle a fréquenté mon parrain au départ et finalement, s’est marié avec mon papa. Par la suite, mon papa a présenté Jean à sa soeur. Ils deviendront mes parrain/marraine.

*** Fin de la mise en contexte ***


Discussion du souper du 1 janvier 2018 avec la famille “paternelle”.


Moi: “J’ai jamais compris pourquoi ma mère a marié mon père… tellement pas beau ! Mon oncle Jean était ben plus beau”!


Mon oncle Norman: “Ben c’est pas compliqué, ton parrain avait pas le droit de traverser le pont!


Moi: –WHAT? Le pont ? Quel pont ? Pas le gros pont Laviolette certain!


Norman: – non le pont qui fait le lien entre Trois-Rivières et le Cap-de-la-Madeleine.


Moi: WHAT!! C’est pas un pont ça !!!!!!!!!!


Norman: Mais ton père lui, le traversait !


Moi: Okkkkkkkkkkkkk faque ta soeur elle était du bon bord du pont ?


Norman: ben oui !”


Famille morte de rire autour de la table !


********************************** NOTE *****************************************


En fait, le pont Duplessis s’est effondré. De là la crainte de le traverser.


On s’entend que c’est pas vraiment la vraie histoire de ma mère, de mon père, de mon oncle et ma tante. Mais elle est drôle en ta !

Plein air rien d’inclus


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Vers les chutes Weber du Parc de la Mauricie avec ma mouman
Mon enfance est teintée des passions de mes parents. Surtout une qui a a créé nos souvenirs d’enfants: le plein air.

Mais surtout, du pas cher, parce qu’on avait pas les moyens.

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moi, à 3 ans peut-être
J’ai connu les skis de fond laittes en plastique rouge, les raquettes aussi laittes en plastique rouge qui ne pliaient pas quand tu traversais un fossé mais qui cassaient, la traîne sauvage de mon grand-père surmontée d’un espèce de traineau en bois pour qu’on reste assis dedans (même à un âge où tu t’assois pas clairement), le canot rouge qui longe les lacs du Parc de la Mauricie avant même que ça devienne trop populaire, la pêche… avec une petite fille qui panique à chaque fois qu’un poisson sort de l’eau (oui c’est moi), les tentes, les feux de bois, les patates pilées en pourdre, le spag catelli…

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Le super traineau
… Les oiseaux qui chantent à 5 h du matin, le silence du camping parce qu’on se levait trop de bonne heure, l’odeur de la nature qui se réveille, les toasts sur le feu, les céréales en petites boîtes qui défoncent tout le temps parce que le couteau passe au travers, la cruche d’eau qu’il fallait remplir parce que des services, P’pa y en prenait pas.

La Gaspésie quand on avait encore le droit d’aller dans le trou du rocher percé (en gougounnes), pogner la varicelle à l’île-du-Prince-Edouard quand y avait même pas de pont, manger du pain dure comme de la roche à Fort Lennox, parce que les soldats “dans le temps” c’est de ça qu’ils se nourrissaient, Niagara Falls quand les chutes étaient même pas illuminées et que le parc Marineland comptait à peine 3 ou 4 attractions.


On a toujours été dans la nature. Même quand on était trop petit pour y aller (paraît). On a garoché nos suces dans le Wapizagonke, on a tiré des rames à l’eau parce qu’on apprenait à ramer, mon frère vidait la glacière pis moi je trainais ma main dans l’eau, jusqu’à ce que je tombe dedans…

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Quelque part, dans le coin de la Gaspésie, je suppose

J’ai 42 ans.

Aujourd’hui, voyager, c’est encore ça, pour moi ! Smile 

RIEN

J’ai un TDA… je soupçonne l’hyperactivité d’être présente, mais ça l’air que non.


Je suis médicamentée.


Actuellement, je n’ai pas d’emploi, pu de relation amoureuse et pu de projet…


Mais je suis médicamentée tous les jours. Même quand je “fous rien”.


Et savez-vous-tu pourquoi ?


Parce que je suis en train DE DÉPECER mes murs. J’suis pu capable ! Tsé PU CAPAB’


Enligner la vaisselle salle qu’il faudrait laver, la montagne de linges à laver, aller marcher mon mile obligatoire…


Tsé rien pour “tripper”! Rien pour se sentir en vie ! Rien pour se casser la tête. Tsé, ce que tout être humain voudrait faire à longueur de journée…


Tsé du temps pour se faire masser, écouter de séries à ne plus finir, lire des livres non stop, se lever le matin et siroter son café indéfiniment…. Tsé, rien faire pantoute. RIEN, le néant, nothing, nada… rien


Ben tabouère, je prends des pilules parce que je m’emmerde.


Pis les projets que je voudrais faire là, je peux pas avant l’automne prochain (mettez tous les sacres que vous voulez)…


“Prends soin de toi!”… C’est beau là ! C’est faite. Je peux tu faire autre chose s’il vous plaît?


J’ai l’impression de perdre mon temps à me regarder vieillir, à me lamenter sur mon pauvre moi-même qui tourne en rond dans une cuisine tellement grande que la porte du frigo accote sur le lave-vaisselle.


Je veux vivre, je veux être heureuse, je veux être créative, profiter de la vie…


Mais c’est moi qui prends de pilule. Parce qu’être plate, ça fait pas partie de mes projets !


Je me sens comme, genre, style, morte.

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